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Anoen

   Age : 19 Inscrit le : 14 Mar 2008 Messages : 45 Localisation : Valdoie Rang : Programmeuse Race RP : Vampire Monde : Dark Elven Village
| Sujet: Anoen Sael Ven 14 Mar - 16:09 | |
| Chapitre 1 Combien de personnes meurent avec un plafond dans les yeux? Extrait de la Naissance des Pieuvres.
« Aller viens ! -Mendor ! Si mon père te vois ici… » Le jeune sombre prit la main de son amie et l’entraîna un peu plus loin. Elle frissonna de peur et de froid. La lueur pâle de la lune éclairait tout les alentours. Bien sûr les lanières de cuir qui représentaient l’unique point d’attache de ses sandales à ses pieds ne suffisaient pas à la protéger de l’humidité de la rosée du soir. La sombre retira vivement sa main. Mendor se retourna vers elle et s’exclama :
«Ano !» Elle croisa son regard aussi brillant que sombre, habité par une lueur si infantile…insouciante. Anoen redouta que ce fût à cause d’elle qu’elle céda, une fois de plus. Elle connaissait Mendor depuis sa plus tendre enfance. Fils du forgeron de la ville, les armes n’avait plus aucun secret pour lui et il les maniait avec une dextérité sans égale.
Chaque soir de pleine lune, Mendor venait mettre à l’épreuve les murs d’enceinte du domaine d’Anoen. Ils aimaient se retrouver alors que la ville entière semblait stopper sa course. Mais cette entreprise devenait alors de plus en plus risquée. En effet, le père d’Anoen, Ghaundan, n’était autre qu’un des nombreux généraux de l’armée de Lesaonar, le Roi des Sombres sur le trône à cette époque. Il estimait sa fille indigne de fréquenter un rustre tel que Mendor.
Anoen consentit finalement à lui donner la main et ils escaladèrent ensemble l’unique obstacle à leur soirée. Adolescents, leurs moments de solitude où ils s’amusaient à refaire le monde, devenaient aussi rares que des poils sur un Stakato. Mendor avait intégré les forces armées tandis qu’Anoen se tournait vers les branches magiques de la ville. Un don lui avait été donné tandis que les mages se faisaient de plus en plus rares et recherchés. Arrivés en haut de la colline qui surplombait la cité, ils s’allongèrent dans l’herbe fraîche côte à côte.
«Il est temps que tu apprennes à te téléporter!» lança Mendor à bout de souffle. Anoen ponctua son sourire naissant d’un clin d’oeil complice. -Je me téléporterais, et tu devras courir. -Tricheuse.»
Elle partit d’un rire clair et léger. Leurs mains se trouvèrent instinctivement, le silence retomba. Les étoiles les observaient, curieuses et impudentes. Elles inondaient le ciel de fins éclats de verre, tellement de fous s’étaient perdus parmi elles… Prise par une pensée soudaine, Anoen frissonna, la gorge sèche elle déglutit péniblement.
« Mendor… Celui-ci tourna la tête vers elle. - Tu devra partir te battre n’est-ce pas ? » A nouveau le silence, elle n’osait pas bouger. L’idée que son seul ami puisse mourir lui était insupportable. Les forces se préparaient au combat, elle le voyait. Le recrutement avait augmenté, engageant de plus en plus de jeune sombres hommes et femmes afin d’éradiquer l’ennemi. Les pères étaient fiers, les mères s’attendaient déjà à mettre les fruits de leurs entrailles en terre. Tout cela dirigé par son père… Mendor n’avait aucune chance.
« Tu verra, dit-il finalement en frappant l’air de son poing, je les écraserai tous et nous continuerons à nous voir.»
Son enthousiasme apparent ne serra que plus le cœur d’Anoen. La lune, ronde, poursuivait sa course dans le ciel, cette vision apaisa son esprit lorsqu’une odeur âcre lui piqua le nez. Des cris fusèrent au pied des remparts. Les deux sombres se relevèrent, scrutant et trouvant la source de cette terreur. En contrebas, une maison brûlait bientôt suivie par une deuxième, les flammes se propageaient à une vitesse phénoménale. Les habitants s’organisèrent rapidement afin d’enrayer le mal. Anoen s’attela à créer et mouvoir des blocs d’eau pour les faire retomber sur le foyer en flamme. Une femme pleurait de tout son soûl, hurlait que son mari se trouvait encore à l’intérieur. Mendor se précipita dans la maison, Anoen cria son nom.
Plus rien… Il avait disparu dans le torrent or et vermillon.
Le feu n’en finissait pas, les flammes continuaient de lécher amoureusement les poutres. Chaque minute paraissait s’étendre à l’infini. Anoen redoubla ses efforts, bientôt accompagnée par d’autres sorciers. En vain, la sombre était épuisée, les gouttes de sueur perlaient à son front.
«C’est un feu magique ! s’exclama l’un des mages. -Quoi ?» -Ce n’est pas un accident! »
Anoen écarquilla les yeux. Les bras ballants elle stoppa toute magie, Mendor était perdu. Une particularité d’un feu magique était sa résistance. Il pouvait brûler pendant des jours voir des semaines sans que personne ne parvienne à l’arrêter. Un rugissement retentit, affolée, elle tourna la tête et regarda en direction du bruit. Le grondement du martèlement des sabots sur les pavés faisait trembler tous les alentours. Puis, des dizaines de têtes émergèrent du voile noir de la nuit. La lune se reflétait dans leurs armures chromées, une pâleur mortelle… L’armée humaine fonça, tel une rivière enragée sur eux. La plupart des habitants prirent la fuite, d’autres reprirent leurs esprits assez rapidement pour dégainer leur épée et se cacher dans les ruelles sinueuses.
Tout devint confus, elle voyait des épées trancher des corps, ses mains s’illuminer pour lancer des sorts et les hurlements terribles arriver jusqu’à ses oreilles. Plus rien n’avait de sens, les corps heurtaient le sol et ne devenaient plus que bouillie lorsque les sabots des destriers faisaient craquer leurs os, Anoen courrait à présent, aussi vite qu’elle pouvait. Elle bifurquait sans cesse, la peur lui tenaillant le ventre comme jamais. Elle se plaqua le long d’un mur la respiration sifflante, sa poitrine lui faisait atrocement mal. Elle tenta de remettre de l’ordre dans sa tête, comment les humains avaient-ils réussi à entrer sans alerter les sentinelles? La riposte de l’armée sombre ne fut pas longue à arriver, elle ferma les yeux. Au loin, la longue plainte d’un cor se fit entendre. Les ordres humains volèrent, relayés tout le long de la petite colonne puis le grondement repartit en direction de la porte Sud. Les yeux hagards, Anoen remonta lentement vers la rue principale. Ses jambes menaçaient de céder à la moindre surprise, dans la rue les cadavres recouvraient les pavés. Des visages qu’elle connaissait fixaient le vide, la pupille dilatée. Un groupe de soldat se tenait devant le squelette de maison qui brûlait toujours. Elle s’en approcha et reconnu son père, Anoen s’avança jusqu’à lui.
«Anoen.»
Son ton était froid, impersonnel, irréaliste pour une fille qui retrouvait son père après une attaque de cette envergure. Elle leva la tête vers les flammes, les lèvres tremblantes elle murmura :
-Mendor…
Son père s’avança d’un pas puis tendit le bras pour désigner une masse sombre au sol. Une fois arrivée près du cadavre encore fumant, Anoen s’agenouilla, les yeux vides et l’esprit embrumé. Son cœur explosa en une multitude de lames acérées lorsqu’elle découvrit le pendentif de mithril qu’elle avait offert à son ami le jour de leur septième anniversaire, années humaines. Protégés par un de ses charmes, ses doigts s’emparèrent du bijou et l’arrachèrent. C’est là qu’elle se rendit compte de l’horreur de son acte, des morceaux de chair restaient désespérément collés au métal. Sortie de sa torpeur, l’immonde odeur assaillit ses narines ce qui causa une révulsion. Anoen se détourna du corps et rendit tout son dîner.
Assise sur le trottoir, les pieds de la sombre baignaient dans le sang des siens qui s’écoulait lentement. Par un ultime acte de pitié, Ghaundan vint prendre place aux cotés de sa fille. Il lui parla longtemps, mais elle n’entendait que de vagues sons entrecoupés des rires de Mendor qui revenait spontanément à son esprit. Son regard restait fixé sur la longue épée à deux mains que tenait Ghaundan. C’est alors qu’elle les remarqua… Trop choquée, elle ne pouvait plus faire un geste jusqu’à ce que sa haine envers son père ne devienne plus puissante que jamais. Elle se leva, la main tendue, prête à invoquer la malédiction la plus puissante qu’elle connaisse. Les yeux de Ghaundan suivirent ceux de sa fille.
-Anoen je te jure que… -Tu l’as…
Une lumière aveuglante éblouit toute la ville. Lorsque celle-ci disparu peu à peu, Ghuandan avait les yeux écarquillés de stupeur. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Dans un fracas métallique son épée tomba à terre… toujours tenue par sa main. Il se baissa pour la ramasser mais son bras droit refusait d’obéir. C’est à ce moment qu’il le vit, par terre, devant lui. Il releva la tête vers Anoen qui le regardait sans l’ombre d’un remord.
Elle tourna les talons et partit en courant dans le noir. Un fort coup de vent balaya la ville, emportant avec lui les petits morceaux de chair carbonisée collés à l’épée. |
|  | | Anoen

   Age : 19 Inscrit le : 14 Mar 2008 Messages : 45 Localisation : Valdoie Rang : Programmeuse Race RP : Vampire Monde : Dark Elven Village
| Sujet: Re: Anoen Sael Ven 14 Mar - 16:09 | |
| Chapitre 2 Elle gisait là comme si elle jouait -sa vie d'un bond s'en était allée- avec l'intention de revenir -mais pas avant longtemps. Emily Dickinson
Elle galopait, au milieu des ombres et le plus loin possible du foyer de sa vie et de la mort. Au petit jour, Anoen stoppa sa monture, elle monta un bivouac au pied d’un chêne. L’arbre centenaire (et probablement aussi vieux qu’elle) l’observait s’acharner à donner vie à un feu. Mais ses mains tremblaient, tout son corps tremblait. Après quelques minutes ses soubresauts se calmèrent. Comme elle aurait aimé pleurer, lâcher dans ses larmes toute sa peine… Elle ne pouvait pas. Elle n’y arrivait pas. Anoen se contenta d’avaler quelques feuilles puis s’endormie, épuisée.
Un froissement l’éveilla, combien de temps avait-elle dormi ? Elle n’en avait aucune idée, à l’horizon le soleil embrasait le ciel rougeoyant. Anoen se redressa, tout sens en alerte. Le bruit recommença, un vif coup d’œil en direction de sa provenance et elle eu juste le temps de remarquer un mouvement dans un buisson. Elle plissa les yeux tout en retenant sa respiration, ses mains déjà crispées et prêtes à libérer sa magie. Une patte velue sortit des feuillages, puis une deuxième. Un museau allongé surmonté de deux yeux jaunes à l’éclair vif et intelligent. Le loup s’avança lentement. Aussi étrange que cela puisse paraître, Anoen ne le craignait pas, elle ne pas plus surprise lorsqu’il lui parla d’une voix profonde. - J’ai mis du temps à te trouver, il faut que tu réagisses. - Ghidwir… Le nom lui était venu naturellement, comme si elle le savait depuis toujours. L’animal vint se blottir contre elle. Sa chaleur donna du courage à Anoen, la volonté de venger Mendor s’insinuait doucement en elle. - Cette soirée a été difficile. - J’ai l’impression de te connaître. - Je suis à tes côtés depuis ta naissance, le loup regarda pensivement le soleil puis reprit, Ralnorth n’est pas très loin, ton oncle t’accueillera. Anoen approuva d’un hochement de tête.
Ghidwir la guidait sur le sentier. Bientôt les hautes murailles du temple de Ralnorth apparurent, fières et sages. Un nain accouru aussitôt qu’ils pénétrèrent dans l’enceinte. - Partez cette ville est maudite ! Anoen réajusta les rênes de sa monture pour se pencher sur le petit homme. - Je cherche un orc du nom de Tanos. Il parut soudain plus méfiant, jetant un bref regard à Ghidwir il recula de quelques pas. - Qui êtes-vous ? - Sa nièce. - Une sombre ? Être la nièce d’un orc ? Je suis petit mais il ne faut pas me prendre pour un elfe. - C’est une longue histoire. Vous le connaissez alors dites-moi où il est. Le nain leur demanda d’attendre ici, puis couru vers une des maisons du village. Quelque chose planait dans cet endroit, Anoen n’arrivait pas à mettre le doigt dessus mais elle se sentait étrangement mal. Ghidwir grogna : - Tu ne trouves pas que c’est un peu vide pour un lieu aussi grand ? C’était ça ! Effectivement il n’y avait pas âme qui vive. A peine deux ou trois personnes qui discutaient sous un perron, tout était silencieux. Qu’est-ce qui se passe ici ? Anoen fut tirée de ses pensées par le nain qui revenait. Il les invita à les suivre. L’auberge abritait peu de monde, aussi se détachait du vide apparent la masse imposante d’un orc en armure de guerre. - Anoen ! Elle ne répondit pas, étouffée par son étreinte brutale lorsqu’il la prit dans ses bras. Elle lui renvoya un petit sourire gêné, il savait ce qui s’était passé dans sa ville. Mais le sujet ne fut pas abordé, il était devenu tabou au moment même où elle avait quitté la cité.
Passé quelques jours à Ralnorth, Anoen remarqua que les rues s’animaient à la nuit tombée, les échoppes s’activaient, les marchands concluaient de fines négociations, les elfes noirs se faisaient maître de la ville. Curieuse de ce phénomène, Anoen décida de sortir sous la désapprobation catégorique de son oncle. Elle rencontra tous ceux qui, disait-on, souffraient d’un mal incurable. Cela allait de Serafina, la fille de joie la plus convoitée, à la fromagère Brigitte en passant par Nyraël, chef des chasseurs. Tous se donnaient à un épanouissement nocturne évident. Anoen arpentait les rues depuis déjà un moment, elle était littéralement hypnotisée par Serafina entourée de mâles. Ils faisaient la roue devant elle, afin de s’attirer ses faveurs. Malheureusement pour eux, le regard de la sombre tomba sur Anoen. Aussitôt une bouffée de chaleur l’envahit et elle se sentit irrésistiblement attirée par cette chevelure d’ébène, ces lèvres couleur cerise, laissant entrevoir une rangée de dents d’ivoir, marquée par deux canines proéminentes. Elle n’avait jamais été attirée par les femmes, enfin elle n’avait jamais eu l’occasion d’y penser, mais ce soir là, elle se sentait habitée par un désir sourd et pénétrant. Serafina s’approcha sensuellement d’Anoen. Ses yeux étaients superbes, d’un bleu cristal avec les pupilles très légèrement cerclées de rouge. D’une main, elle frôla la joue d’Anoen ce qui finit de l’embraser. Cette nuit fut l’une des plus étrange de sa vie.
Le lendemain soir, Serafina ne souriait plus, elle se contenta de traîner Anoen jusqu’au château quand Tanos l’arrêta. - Lachez-la, elle ne sera pas l’une des votre. - Mon maître veut la voir ! Tanos s'interposa, son corps était une masse de muscles bandés. Hache à la main il tonna encore à Serafina de laisser Anoen. Tout être censé aurait laisser la jeune sombre partir. Mais à ce moment précis Anoen ne vit pas le coup partir. Tanos fut violemment projeté à terre, son corps laissant un léger sillon dans le sentier. Sur ce, Serafina passa devant l’orc, Anoen se retourna vers son oncle inquiète et ne comprenant pas ce qu’il voulait dire, elle le vit se relever péniblement. Elle était encore sous le choc d'une telle démonstration de force alors que ses mains s'étaient montrées si douces la nuit passée. C’est ainsi qu’elle fit connaissance du seigneur de Ralnorth, Ladd. Lui aussi possédait cette lueur qui avait rendu Serafina si désirable. Anoen resta au château, elle ne voulait pas en sortir, c'est comme si une force invisible rendait cet endroit si sécuritaire et si agréable. Des mois, suivis de longues années passèrent. Anoen était devenue la protégée de Ladd au détriment de Serafina qui se contentait d’occuper une aile du château. Il avait énormément enseigné de sa magie à Anoen, en contrepartie Ladd lui avait expliqué sa véritable nature. Ghidwir restait sur ses gardes, même si Ladd ne se montrait pas menaçant. Anoen en avait conscience. Etre ainsi traitée par un si grand personnage éveillait les soupçons, aussi elle ne sortait que la nuit, lorsque les habitants se complaisaient dans la boisson et la luxure. Les journées étaient éprouvantes, la puissance montait en elle, mais malgré les années elle n’oubliait pas. L’épée de son père trahissant son acte, le cadavre de Mendor, son sourire. Un jour Ladd pénétra dans ses appartements. L’elfe noire l’accueillit avec respect, s’inclinant légèrement. - Je suis à mon déclin, la guerre se prépare, le monde est devenu fou. Je ne vais, et ne veut pas voir le crépuscule de notre race. Elle éprouvait une sympathie et admiration sans égal et voir son mentor aussi désespéré la plongeait sans un état de confusion. - Messire, si je n’avais vécu avec vous, je dirai que la folie s’est emparée de vous… - Je t’estime mon enfant, dit-il en replaçant une mèche de la jeune sombre derrière son oreille. Tu es la plus belle et la plus talentueuse des créatures qui m’ai été donné de rencontrer. - Dites-moi où vous voulez en venir. - Je t’offre mon fardeau, soupira-t-il. - Vous succéder ? Voyons messire… - Cela est très lourd à porter, réfléchis bien. Tu seras esclave de la nuit, immortelle et éternellement en quête du liquide vital. Voir le soleil te sera possible qu’au prix d’un effort incroyable. En contrepartie, tu développeras une puissance extrême. Je pars, je reviendrai dans quelques années. Anoen resta silencieuse. Ces années seront vites écoulées, il fallait qu’elle fasse un choix. Durant ce laps de temps, Anoen prit l’habitude de lire les énormes volumes qui résidaient dans le bureau de son maître. Il y en avait particulièrement un dont la couverture de cuir épais dans laquelle une rose était gravée qui intriguait Anoen. Il était écrit dans un langage antique, quelques notes laissées par Ladd offraient une traduction approximative. Des gravures de cercles mystiques, des cartes, de cartes, d’objets tribaux peuplaient le livre. Intéressée, pendant le jour Anoen lisait les bribes de traduction, emportée par une curiosité sans précédent. Peu à peu elle comprit les conditions de vie de son mentor mieux que jamais. Pourquoi des pages étaient imbibées de sang, pourquoi le soleil était leur ennemi… Il avait libéré une maladie magique plutôt qu’une malédiction. Pour quelle raison ? Anoen passa ses doigts sur la déchirure qui courait au creux de l’ouvrage.
-Il manquait une page… souffla-t-elle. Durant le peu de siècle qui lui restait avant le retour de Ladd, la sombre s’appliqua à compléter quelques notes, tout en grandissant.
Au retour du mage, Anoen avait atteint sa pleine maturité physique et spirituelle. Ladd se contenta de sourire en la voyant tandis qu’elle hocha imperceptiblement la tête. Ce geste –Ladd le savait- impliquait le bouleversement de la vie de sa protégée. Un de plus. Il caressa son visage de ses doigts devenus squelettiques et frôla sa somptueuse gorge de ses lèvres décharnées.
[Voilà je ne peux pas condenser mon BG du fait que certaines choses ne pourraient pas être comprises, avec mon explication de l'apparition des vampires] |
|  | | Shillen Admin Alderia


   Age : 26 Inscrit le : 23 Fév 2008 Messages : 566 Localisation : Québec Âge : Incalculable Rang : Admin - Web Master - Écrivain - Graphiste - Game Master Race RP : Vampire (Drow) Identité : Déeesse Vampire Rune : Épée Noire Monde : Enfer
| Sujet: Re: Anoen Sael Ven 14 Mar - 16:41 | |
| Je valide ce BG.
À copier dans la section appropriée. Sujet verrouillé. _________________



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